Aller au travail à vélo, pourquoi c’est pas idiot !

publié le 18 septembre 2012 (modifié le 26 juin 2017)

Le vélo en ville c’est un peu la liberté. Par rapport à la voiture, les trajets sont plus courts en temps (pas d’embouteillage, inutile de chercher une place de stationnement) et plus courts en km (itinéraires prévus pour les vélos, bandes et pistes cyclables, double sens cyclables). On en profite pour faire un peu d’exercice, pour regarder les paysages, pour discuter avec d’autres cyclistes.

Alors, utiliser un vélo pour se rendre au boulot, pourquoi pas ?

C’est facile, c’est pratique :

On démarre au quart de tour, on va (presque) ou on veut, on stationne facilement !
Un moyen de transport des plus pratique, qui revient au gout du jour, spécialement en ville...
Si vous n’avez pas de vélo, vous pouvez peut-être en louer un. Certains marchands de vélo proposent ce service. Bientôt chaque grande ville aura son parc de vélo en location libre comme le vélib à Paris, le vélo’v à Lyon, le Vélam à Amiens, le Vélyce (pour les lycéens) à Beauvais et le Vél’in à Calais... (bien d’autres existent)
Et le V’Lille depuis septembre 2011 à rejoint le groupe.

Que des avantages :

Pour la santé, faire du vélo c’est bon. Pour le cœur, pour la forme, pour le tonus... Contrairement aux automobilistes qui restent coincés dans les ralentissements ou les embouteillages et respirent les gaz d’échappement ou l’air climatisé, un cycliste ne fait que traverser ces inconvénients. Il ne reste jamais dans un bouchon.

Pour le porte-monnaie : un vélo coute moins cher à l’achat qu’une auto, qu’une moto ou un scooter. Pas de carburant, pas de garagiste, pas d’assurance, pas de parking...
Faire 15 à 30min de vélo par jour matin et soir est loin de coûter le prix d’un abonnement Gym... et en plus on s’aère vraiment...

Pour l’économie : Un vélo ne consomme pas d’énergie fossile donc ne pollue pas. Pour stationner, un vélo ne prend pas de place. La quasi totalité des éléments d’un vélo sont recyclables (l’acier, l’aluminium, les plastiques...). Et comme on est en forme donc moins malade, on ne plombe pas la Sécu !

Au final un bon bilan pour soi-même et pour la ville : plus de vélos, moins d’autos, plus d’espace et de place, moins de pollution... Au final une meilleure planète.


Tout est affaire de motivation et de premier pas. L’association Droit D’Vélo douaisis ou votre association locale peut intervenir dans votre établissement pour promouvoir les modes de déplacement alternatifs à la voiture, dont fait partie le vélo.
- (faire une pré-demande d’intervention par messagerie)

J’entends de loin les "fausses excuses"...

-"Oui mais... j’habite loin."
En dessous de 15km de trajet domicile-travail en zone urbaine, c’est le vélo le moyen de transport le plus rapide.
Même sur de plus longues distances, il est possible de venir travailler en bicyclette ! Les TER (trains régionaux) emportent gratuitement les bicyclettes à leur bord. Il faut juste que les passagers et le contrôleur puissent se déplacer sans problème dans la rame en cas d’affluence.
De nombreux modèles de vélos sont maintenant pliants, donc très pratiques...
Et si vraiment la desserte TER n’est pas bonne, un vélo pliant dans le coffre, transit jusqu’à l’entrée de la ville (et stationnement gratuit de la voiture), puis vélo !

Dans les TER, le vélo c’est gratuit...

-"Oui mais... faire du vélo en ville, c’est dangereux."
Pas du tout ! Les statistiques d’accidents de la route montrent qu’en 2008 il y a eu plus de piétons tués dans les accidents que de cyclistes. Au vu des chiffres, les cyclistes sont même les plus en sécurité par rapport aux autres classes d’usagers, l’automobile étant le moyen de transport terrestre le plus meurtrier (source des infos ici : diaporama bilan sécurité routière 2008, diapo n°4)

-"Oui mais... quand il fera beau !"
A vélo, il n’est pas nécessaire d’être habillé différemment de tous les jours. Un blouson, un cache-col, des gants, c’est suffisant. On se réchauffe vite en pédalant. Si il pleut, une cape imperméable ou un poncho, associé à un pantalon de pluie, suffisent généralement. Ces accessoires s’enfilent au-dessus des vêtements, se plient facilement et ne prennent pas de place dans un sac ou une sacoche.
Mais les cyclistes réguliers vous confirmeront qu’il est vraiment très rare de se retrouver coincé au beau milieu d’une averse lorsqu’on se déplace en ville à vélo.

Il n’y a pas de mauvais temps,

il n’y a que de mauvais vêtements ! Proverbe Flamand

-"Oui, mais je vais avoir trop chaud en vélo et arriver tout transpirant."
Là, tout dépend de la façon dont vous roulez. Tranquillement ou en mode Sportif. Dans le premier cas, il n’y a aucune raison pour que vous arriviez en ayant trop chaud. En mode sportif, l’idéal est d’avoir sur votre lieu d’arrivée une douche et de quoi vous changer (vêtements secs dans une sacoche ou un sac à dos). C’est un choix.

-"Oui, mais j’ai les enfants à mettre chez la nourrice avant."
Il y a là aussi de nombreuses solutions. En plus du siège enfant à mettre sur le porte bagage arrière, il existe toute sorte de vélos spéciaux capable de transporter un adulte et des enfants : les cargo-bikes. Puis il y a aussi les triporteurs ou les porteurs. Et enfin il est possible d’utiliser une remorque ou de tracter l’enfant et son vélo... (voir les vélos spéciaux...)

-"Oui, mais j’ai des horaires à tenir."
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la durée d’un trajet en vélo en ville entre un point A et un point B, quelque soit l’heure de la journée, reste régulier. Vous savez quand vous partez, vous savez quand vous aller arriver. Un cycliste roule à 15km/h quelles que soient les conditions de circulation automobiles en ville. Un cycliste n’est pas soumis aux aléas des bouchons, des travaux, des déviations, donc ne subit aucun temps mort.

Re-Devenez cyclistes ! Ou essayez juste une fois... Pour voir...

Didier L.
Vélotafeur [1] depuis 1994

[1vélotafeur : aller au boulot à vélo