L’Elu et le Citoyen

publié le 29 mai 2011 (modifié le 27 juin 2011)

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Campagne sécurité-routière en grand format (nouvelle fenêtre)
Campagne sécurité-routière

Ces quatre derniers mois, le nombre d’accidents de la route est reparti à la hausse, rupture nette dans la décroissance amorcée depuis plusieurs années. En décembre dernier, le gouvernement a assoupli les mesures répressives sur le permis à points. Dorénavant, il est plus facile de retrouver ses points suite à des infractions au Code de la Route.

Pour de nombreux spécialistes et associations de défense de victimes de la route, le lien est flagrant et les « fous du volant » se sentent désormais autorisés à se « lâcher » sur la route. Niant au contraire cette causalité, le gouvernement a imposé d’autres mesures sur les radars et leur signalisation. Les associations d’automobilistes se déchaînent et crient à l’acharnement, menaçant de bloquer les routes le 2 juin. Plus de 70 élus de la Majorité mènent la fronde contre le gouvernement sur ce sujet.

Certaines enquêtes ont montré la distorsion existant entre les avis des citoyens, des usagers de la route sur la place de l’automobile en ville, et la perception que les élus avaient sur l’avis de leurs concitoyens : les élus pensent que les citoyens sont beaucoup plus frileux et conservateurs que la réalité. Ils n’osent pas remettre en cause la place de l’automobile en ville, craignant des réactions trop vives.

Revenant du voyage à Gand du dimanche 22 mai, nous avons pu constater au contraire les investissements importants engagés (en Belgique) depuis longtemps pour développer l’usage de la bicyclette : pistes et bandes cyclables, y compris sur les berges des canaux, parkings vélos disséminés dans la ville et particulièrement impressionnants à la gare.

En France, il est toujours plus facile de financer un aménagement routier de plusieurs millions d’euros, qu’un aménagement cyclable de cent mille euros.
La Fête du Vélo a aussi pour but de changer les mentalités des citoyens et des élus.

Cet édito fait partie de la Lettre DDV n°54 de printemps 2011
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