Contenu

Cui-Cui Tour, Fête du Vélo 2011

29 mai 2011

Le Cui-cui Tour ce fut une balade passionnante guidée par Gaëtan Cavitte, ornithologue passionné de l’association la Gorge Bleue.
Il nous a menés de site en site, pour nous faire tendre l’oreille et partager ses connaissances.

Place St AMÉ nous avons reconnu le chant du Pinson des arbres, celui du Rouge-queue-noir, du Troglodyte mignon avec sa queue perpendiculaire à son corps.
Nous avons parlé du problème des rénovations de façades qui suppriment tous les petits interstices ou nichaient les Martinets (cousins des hirondelles).
C’est un oiseau qu’on voit du 1er mai à début août, il a la particularité de ne jamais se poser et de dormir en vol (certainement par micro séquences).

JPEG - 230.5 ko
Vers le parc de l’enfant Jésus

A la BUTTE GIBON, (du nom du professeur de l’Ecole Normale à l’origine de la protection de la butte), le chant de la grive musicienne fièrement perchée sur une antenne nous a accueillis ; sur le faîte du toit, une tourterelle turque lui laissait la parole.

Dans ce petit bois, haut perché de la PORTE D’ARRAS nichent aussi les Fauvettes à tête noire. Le Martin Pêcheur qui normalement creuse des tunnels dans les falaises friables niche aussi dans cette butte ; il fait l’aller retour entre ce petit bois, et la Scarpe (Entrée des Eaux) où il va pêcher.
Cet écosystème préservé abrite aussi l’Épervier. C’est bon signe car il est au sommet de toute une chaîne alimentaire.

Au PARC DE L’ENFANT JESUS, le long du canal, surplombant le champ de tir de la Brayelle, nous avons identifié les chants des mésanges cachées dans les saules, et du Pouillot Véloce encore appelé Compteur d’écus car son chant fait : « tchip tchop, tchip tchop … » comme des pièces de monnaies qui tombent.
Gaëtan avait évoqué aussi la présence des Pics-Verts, des Buses Variables, des Faucons Crécelle (celui qui fait du sur place avant de fondre sur sa proie), et des chouettes chevêches qui vivent dans les vieux vergers proches. 
Ce parc abrite une soixantaine d’espèces nicheuses sans compter les espèces migratrices.

JPEG - 372 ko
Le long de la Scarpe

En roulant le long de la Scarpe, nous avons pris conscience de la difficulté de la gestion des zones humides : la ville doit à la fois faucher et drainer les cours d’eau pour favoriser l’écoulement, éviter les inondations et entretenir le côté esthétique, et d’autre part, préserver la biodiversité.
Par exemple la Rousserolle Effarvate niche dans les roseaux secs, or la ville les coupe régulièrement pour éviter que les cours d’eau « fermés » se bouchent.
Il faudrait par exemple faucher un an sur deux ou par endroits successifs.
D’un autre côté, on voit que les Services d’« Espaces Verts » ont fait des efforts pour mettre en place des nichoirs en osier pour les Poules d’eau, les Foulques, les Macroules, et les Canards Col-vert.

Quelques coups de pédales et nous voilà au RIVAGE GAYANT. Ici, notre guide nous a bien fait rire en imitant le chant du Pouillot fitis qui ressemble à une deux-chevaux qui ne veut pas démarrer.
Il a su aussi nous décrire celui de la Fauvette à tête noire en ces termes : « fort fluté, musical, affirmé » ; Bref, une signature d’où le surnom donné a cet oiseau : la Fauvette Zorro.

JPEG - 208.7 ko
Parc du rivage Gayant

Un dernier moment de concentration pour essayer d’entendre le Gorge Bleue mais sans succès. Dans ce cas, les ornithologues ont un moyen de faire réagir les oiseaux : c’est « le système de la Repasse » ou l’on utilise des enregistrements de chants de différentes espèces d’oiseau. A noter que ce sont les mâles qui chantent.
Après avoir vu plonger la Grèbe huppée, Marie Pierre nous a invités à déguster son délicieux cocktail (Pomme-Kiwi, Banane, Citrons vert et jaune)

Un grand merci au bureau de l’association DROIT DE VELO pour cette sortie organisée de main de maître.

Babette


JPEG - 84.2 ko
Atlas des oiseaux nicheurs de Douai
(période 2003-2005)

De 2003 à 2005, la section douaisienne du Groupe Ornithologique et Naturaliste régional (GON) a en effet procédé à des relevés extrêmement précis des différents oiseaux qui nichent ou sont susceptibles de nicher à Douai.

Vendu au prix de huit euros, l’atlas est disponible à l’office de tourisme de Douai, au musée de la Chartreuse ainsi que chez certains commerçants douaisiens.
L’Atlas des Oiseaux de Douai