Quoi de neuf au Salon du Cycle de Paris ?

publié le 5 octobre 2011

Découplé du salon de la Moto, le Salon du cycle s’est tenu Porte de Versailles du 16 au 19 septembre 2011.

On serait bien ennuyé de tirer une tendance générale après avoir baguenaudé plusieurs heures, le dimanche matin, parmi des stands qui n’ont semble-t-il pas attiré la foule. Sauf peut être que se trouve confirmée l’idée que le vélo utilitaire ou de ville revient en force, alors qu’on l’avait enterré il a deux décennies, après l’avoir réduit à sa dimension ludique ou de loisirs. Dans un marché en retrait de 3,3 % en 2010 avec plus de 3 000 000 de bicyclettes vendues (le 3ème en Europe), le vélo utilitaire (vélos ville, VAE, vélos pliants) voit son segment croître de 17 à 27 % des ventes en un an à 275 500 pièces !

D’ailleurs, ce sont les modèles de ce segment qui sont les plus visibles : le VAE (Vélo à Assistance Électrique) est surreprésenté avec une quinzaine de marques, on peut les essayer sur la piste ouverte à tous, le vélo pliant ou pliable (comme on veut), chaque marque a son modèle, mais Brompton n’était pas au Salon, le Fixie laisse des traces de couleurs flashies un peu partout.

Vous ne connaissez pas le Fixie : c’est la nouvelle coqueluche ! Un look de vélo de piste auquel il emprunte le pignon fixe à roue retournable pour faire roue libre, c’est un vélo à personnaliser, des réalisations remarquables sont exposées, tant au niveau du design que du choix des couleurs. Attention, casse-cou, les livreurs New-Yorkais qui l’ont adopté, sont des équilibristes urbains !

Qu’est-ce qu’un cycliste quotidien un peu fétichiste peut glaner d’intéressant à ce salon ? Tout d’abord, notre envoyé spécial s’arrête devant la Maison du vélo de Paris que les Douaisiens connaissent bien puisqu’il s’agit de l’ancienne maison Roue libre à la Bastille, où Droit D’Vélo loua les vélos lors de la balade à Paris. La mission de la RATP a été reprise par la Ville de Paris.
Pour le fun, il est content d’annoncer aux personnes sur ce stand (pas particulièrement militantes, d’ailleurs !) que Douai aura aussi sa maison du Vélo !

Continuant son chemin, il s’enquiert des stages de formation dans les métiers du cycle et prend le calendrier qui détaille les propositions (rayonnage, vendeur technicien cycle, reprise ou location d’un magasin de location de cycles…). Puis il se lance à la découverte des stands. Chez les constructeurs artisanaux de vélos de cyclotourisme (Berthoult, Perrin), très beaux vélos aux formes traditionnelles, était présenté le moyeu Rohloff, véritable boîte de vitesse. Il faudra compter quand même 1200 euros et une vidange tous les ans.

L’Allemand Hase était venu avec ses vélos couchés avec carénage parapluie pour rouler sans être décoiffé. Chez les équipementiers, quelques innovations bien pratiques récentes ou plus anciennes : les pneus increvables, les oreillettes Cardo permettant de dialoguer à trois comme des bikers jusqu’à 500m en pédalant, les casques adaptés à la ville et personnalisables avec des chapeaux qui s’adaptent dessus, des caddies, des remorques, de l’équipement textile… Tout ce dont rêve un cycliste est disponible mais pas forcément accessible financièrement ! Ça coûte cher de vouloir être décroissant !

Notre envoyé spécial est revenu avec une pile de catalogues comme s’il avait visité le salon des Arts ménagers… il les prête à qui n’en veut.

Cet article fait partie de la Lettre DDV n°55 de l’automne 2011
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