Communiqué de presse FUB / RAC-F

publié le 19 octobre 2015

En tant que future présidente de la COP21, la France a une responsabilité particulière pour mener une politique climatique exemplaire. Celle-ci ne peut laisser de côté le secteur des transports, premier émetteur de gaz à effet de serre en France.

La loi de transition énergétique, adoptée récemment, a franchi un premier pas en créant une indemnité kilométrique vélo pour les salariés se rendant au travail à vélo, mettant ainsi sur un pied d’égalité le vélo avec les autres modes de transports. Cette mesure pourrait contribuer à doubler l’utilisation du vélo si son montant est fixé à un niveau suffisamment incitatif, comme en a témoigné l’expérimentation menée par l’Ademe.

Par conséquent, le RAC et la FUB regrettent les effets d’annonce récents, avec une indemnité annoncée tantôt à 12 ou 15 centimes, tantôt à 25 centimes, tantôt "obligatoire", tantôt "facultative". Elles demandent la publication sans délai du décret précisant les conditions de versement de l’indemnité kilométrique vélo prévue par la loi de transition énergétique.

L’Etat, qui se veut porteur d’une politique ambitieuse pour le climat et lutter contre la pollution de l’air, et s’est dit récemment "déterminé" pour l’accompagnement du développement inéluctable des modes actifs, doit envoyer un signal fort avec une indemnité vélo :

- à 25 centimes par km
- sans plafonnement obligatoire
- ouverte à tous et donc aux fonctionnaires
- exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, comme le prévoit la loi.

Lire le communiqué de presse de la FUB et du RAC-F et notre dossier complet pour aller plus loin : http://www.fubicy.org/spip.php?article505