Découverte en vélo de L’ile de Walcheren (NL)

publié le 15 juin 2006 (modifié le 27 avril 2017)

Voilà ce qu’on lit sur les sites touristiques.


« Vu d’en haut, c’est un magnifique patchwork ! Vu de l’eau, un miroir bordé d’or ! Vu des dunes, une région étendue où les tours et moulins se dressent comme des balises dans le paysage. Et vu du coeur de Walcheren, une île aux nombreux visages. Colorée, pétillante et ensoleillée, verte et réservée, ou argentée et mystique.

En fait, Walcheren n’est pas vraiment une île. Le barrage "de Sloedam" la relie depuis plus de cent ans au continent en en faisant une presqu’île. C’est ainsi qu’elle n’a pas les inconvénients mais bien tous les avantages d’une île. Bien protégée, claire, variée, des distances facilement parcourues à vélo, un longue côte de 22 kilomètres(!) et toujours la mer à portée de main...
Protégée par les hautes dunes des côtes du Nord et du Sud, une digue solide à Westkapelle. Et au milieu de tout cela, un assortiment de réserve naturelle, de villages, de petites villes, d’eau et de paysages agricoles. Et pourtant, c’est toujours le sentiment d’être sur une île qui prédomine. »

Nous vous proposions de la découvrir en vélo pour être au plus près de son charme mais aussi pour y apprécier les voies cyclables. C’est en effet un de nos objectifs de vous faire découvrir ce qui peut se faire pour favoriser les déplacements et les loisirs en vélo.

Tout le monde (ou presque) était à l’heure au rendez-vous. Départ à 7h15, direction le Nord. Arrivés à 9h40 devant la gare de Middelburg où se trouve la station de location de vélos. Les riverains peuvent aussi parquer leur vélo, l’équipement est professionnel. Malgré les contacts préalables, mais avec la barrière de la langue qui existe bel et bien, nous avons eu quelques difficultés à trouver chacun un vélo à notre taille ; surtout les femmes de petite taille ; il ne doit pas y avoir de néerlandaises de petite taille.
Bref, vers 11h, nous nous sommes élancés en direction du nord de l’île. Dès les premiers mètres, l’eau, les ponts sont présents et peu de monde en ville. Nous empruntons un itinéraire balisé en rase campagne. Une première crevaison ne nous inquiète pas, et nous retarde à peine. Seul Jackie retourne à Middelburg cherche des chambres à air.
Tout va bien jusque Veere, petit port au bord de la "mer" du même nom, isolé de l’océan par la digue que nous visiterons cet après-midi. Chacun s’égaille dans le centre-ville piétonnier, avec de jolies maisons fleuries, et des restaurants accueillants. Que l’on ne s’y trompe pas : il y a un grand parking voitures, et il est plein. Mais les cyclistes sont si nombreux qu’aucun automobiliste ne se hasarderait à rouler à plus de 20 km/h en ville ; inutile de poser des panneaux d’interdiction ou de restriction.

Le rendez-vous est fixé à 13h30, et à l’heure dite, encore une crevaison, et nous comprenons que le gonflage de ce matin, réalisé par certains d’entre nous de bonne volonté, s’est révélé surpuissant, au point de faire éclater les chambres. Vite, nous vérifions les chambres à air, dégonflages. Nous aurons quatre crevaisons au total, réparées grâce au dévouement, et à la prévoyance de Jackie, Claude et Jacques.

Finalement, tout le monde prend la direction de la digue, et nous côtoyons des centaines de cyclistes sur la piste. La digue, c’est l’océan à droite, la mer de Veere à gauche, les éoliennes devant, et une piste de 3 à 4 mètres de large.

Mais déjà arrive l’heure du retour, et c’est sans problème que tout le monde regagne les faubourgs de Middelburg, mêmes ceux qui craignaient de ne pouvoir rouler 30 km. Nous apprécions le calme et le cadre de vie verdoyant des quartiers bourgeois. Le centre-ville est bien sûr désert ce dimanche, et il faudrait pouvoir l’apprécier en semaine, avec son activité commerciale, ses piétons et ses parkings vélos complets.

Tout le monde est rentré à l’heure, tous les vélos sont rendus. Les organisateurs sont rassurés, tout s’est bien passé, et ravis d’avoir réussi cette journée.
Le retour en bus permet au président de rappeler quelques rendez-vous, et l’importance de l’association et de l’adhésion.

Tout le monde semble être content de sa journée, et prêt à recommencer.
Nous avons pu voir que la priorité au vélo dans les déplacements n’était pas une utopie. Un encouragement pour notre action.

Marie-Pierre